A propos du choix de Gemalto, Pathé Dieng de la CENI précise

A la faveur la tenue d’un cycle de formation sur la biométrie qui a regroupé des hommes de médias, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a apporté des lumières par rapport au choix de la française Gemalto à la place de la sud-africaine Waymark, comme opérateur technique devant piloter le fichier électoral dans la perspective de l’élection présidentielle de 2015, notamment. On sait que le départ de Waymark était une exigence fondamentale de l’opposition avec son prestataire local, Sabari technology. Et cette exigence a été consignée dans les recommandations de l’accord politique de juillet 2013.

Ainsi, le directeur de la planification de l’institution a répondu aux curiosités des journalistes par rapport au choix, quoique provisoire, de la française Gemalto.

Le commissaire Pathé Dieng : « Parmi les quatre grandes sociétés retenues, Gemalto avait la plus grande capacité financière. En matière d’expérience, elle a prouvé qu’elle est capable de faire la biométrie. Ses expériences en matière électorale dans six pays, notamment au japon, au Mali, au  Bénin, au Gabon, sont illustratives. Dans ces pays, Gemalto a eu à respecter les conditionnalités, les délais, bref les cahiers des charges et a reçu des certificats qui témoignent de la satisfaction des autorités. D’autre part, Gemalto a satisfait aussi aux exigences des différentes démonstrations à travers un échantillon tenant compte du temps d’enrôlement. En plus, nous avons exigé que la société choisie ait un  prestataire local,  de droit guinéen, qui paye régulièrement ses impôts. Ça encore, la société Gemalto a présenté une société qui répond à toutes ces exigences. Voilà un ensemble de points qui ont milité en faveur de Gemalto ».

Comme pour se placer dans l’axe des recommandations de l’accord du 3 juillet 2013, Pathé Dieng a précisé que « le prestataire local de Gemalto doit être trouvé, comme pour tout autre soumissionnaire qui aurait été retenu ».

A la question de savoir, et si ce prestataire local était Sabari technology. Le chef du département planification s’est empressé de trancher : « Si Sabari technology est recrutée par Gemalto, tout de suite, Gemalto sera disqualifiée. Sabari ne peut pas être recrutée comme prestataire local. Nous, à la CENI, nous tenons à la préservation de la paix dans le pays. Il vous souviendra que les acteurs politiques, lors du dialogue politique, ont exigé le départ du couple Waymark-Sabari technology ! C’est pourquoi, d’ailleurs, la CENI, lors de la rédaction du cahier des charges, a introduit une clause de droit de regard sur tout accord entre un opérateur technique recruté et son prestataire local. Je précise aussi que Waymark et Sabari technology ont bien acheté les cahiers des charges mais, elles n’ont pas soumissionné ».

Autre information donnée par Pathé Dieng, « Pour la première fois, c’est le budget national de développement qui va financer les élections en vue : locales et présidentielle de 2015 ».

Bangaly Sylla pour Conakryonline.com

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