A quand, le dialogue politique entre le pouvoir et opposition ?

En annonçant la reprise du dialogue politique entre le camp du pouvoir et celui de l’opposition, le ministre d’Etat, ministre de la Justice a pris soin de cibler des points devant figurer à l’ordre du jour des prochaines discussions. Naturellement, Me Cheick Sakho a précisé dans la lettre adressée aux deux représentants, respectivement, de la mouvance présidentielle et de l’opposition républicaine, que c’est « suite aux récentes rencontres que j’ai successivement eues avec la délégation de l’opposition et celle de la majorité présidentielle et eu égard aux points soulevés par chacune des deux délégations et aux résultats des discussions ». Ainsi, le Médiateur attitré du dialogue, a fait part aux deux camps, les cinq points suivants :

- le mandat de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) au regard des dispositions de la loi organique en vigueur ;

- l'évaluation du travail de cette CENI ;  

- le respect du principe constitutionnel de la neutralité du service public ;   

- la poursuite judiciaire des auteurs d'infractions en matière de troubles sociopolitiques et l'indemnisation des victimes ;

- les organes de surveillance du processus de dialogue : le comité de suivi et le comité de veille.

La question est à présent, de savoir, à quand ce dialogue car, pour l’instant, l’opposition semble camper sur sa position de déclencher les manifestations publiques au terme du délai annoncé du lundi, 15 décembre, au cas où ses revendications ne seraient pas satisfaites par le pouvoir. Elle ne semble donc, pas satisfaite de la correspondance du Médiateur, Me Cheick Sakho.

Pour son porte-parole, Aboubacar Sylla, « On s’attendait à une réponse à nos revendications réelles ». Un bras de fer en perspective ? Tout porte à le croire parce que, annonce M. Sylla, au-delà du délai du 15 décembre,« Nous pouvons déclencher des mouvements de protestation ».

Wait and see.

Ousmane Bangoura pour Conakryonline.com

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