Après l’assassinat d’Amadou Oury Diallo, Abdoulaye Bah menacé !

Amadou Oury Diallo, chef des motards de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a été froidement assassiné dans la nuit du 15 septembre 2014 alors qu'il regagnait son domicile situé à la Cimenterie, en haute banlieue de Conakry. Dans cette atmosphère d’inquiétudes grandissantes, de menaces et d’intimidations de tous ordres, nombreux sont les citoyens et membres des partis politiques de l’opposition guinéenne qui ne savent plus à quel saint se vouer, par rapport à leur sécurité tant, la chasse aux sorcières continue de plus belle.

Du coup, le parti politique, UFDG, ne tarde pas à dénoncer une opération d'élimination physique d’éléments influents de l’opposition guinéenne. Une offensive étant lancée, dit-on, par des services spéciaux proches du parti au pouvoir contre des militants. L’UFDG, son leader, El hadj Cellou Dalein Diallo, les membres, sympathisants et tous les autres responsables du parti lancent un cri d’alarme pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cette stratégie du pouvoir.  

La stratégie consiste à éliminer purement  et simplement certains membres de l’UFDG dans la clandestinité. On se souvient encore de la tentative récente d’élimination du député de l’UFDG, Aboubacar Soumah.

Dans la même lancée, dans la nuit du 26 au 27 septembre dernier, le jeune Abdoulaye Bah membre de l'UFDG et qui venait de rentrer de la France pour occuper son premier emploi, a été victime d’une attaque barbare à Tombolia (banlieue de Conakry) par des hommes en uniforme armés jusqu’aux dents.

Contre toute attente, Abdoulaye Bah, sera conduit  dans une des prisons de la capitale où il sera enfermé. Selon nos informations le calvaire du sieur Bah  durera  24 heures. « C’est de cette prison qu’il  a réussi à s'enfuir », a précisé notre source.

Le domicile de ses parents qui faisait l’objet de perquisitions régulières, dans des conditions inadmissibles et sans le moindre respect des droits humains, a été finalement mis à sac par les services de sécurité. Et plusieurs membres de sa famille arrêtés, ligotés et tabassés à souhait. Abdoulaye Bah ne trouvera pas  autre moyen que de prendre la tangente pour une destination inconnue malgré l’opportunité qui lui est offerte par une entreprise de la place dans le cadre d’une embauche. 

Comme motif invoqué, on lui reprocherait d’appartenir à des groupes de jeunes de la section des motards ayant organisé une réunion la veille de l'enterrement du président de la section motard UFDG, Amadou Oury Diallo assassiné. Depuis cet acte ignoble, les agents des services de sécurité ont engagé une véritable chasse aux sorcières contre des membres de cette section.

Les parents, amis et  collaborateurs d’Abdoulaye Bah sont dans l’inquiétude quant à son sort. C’est dans cet esprit qu’ils lancent un S.O.S. en sa faveur à l’endroit des personnes de bonnes volontés et d’ONG humanitaires pour la sauvegarde et la survie de ce jeune étudiant partout où il se trouve. Car, il est en ce moment activement recherché par des hommes en uniforme.

Comme on le voit, cette scène macabre confirme l’état d’insécurité dans lequel les populations guinéennes, particulièrement celles de l’opposition vivent.

Un sale temps pour ces braves militants qui se sont engagés pour la confirmation d’un Etat de droit débarrassé des tares que les Guinéens, dans leur presque totalité, n’ont jamais cessé de dénoncer au grand jour : corruption, accusations formelles, délations, calomnies, régionalisme, tribalisme et détournements des deniers publics, violation flagrante des droits humains.

Sékou Barry, pour Conakryonline

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