Drame de Womey : les 9 victimes identifiées

Dans son adresse à la nation, suite au drame de Womey, le Premier ministre avait fait savoir que si certains membres de la délégation administrative de N’zérékoré ont pu rejoindre le chef-lieu de la région, neuf (9) membres de ladite délégation étaient, jusqu’à la date du 18 septembre, portés disparus. C’est une mission de recherche, conduite par le Procureur de la République accompagné d’un médecin légiste, qui a finalement permis de localiser et de retrouver les personnes qui manquaient à l’appel.

Malheureusement, dans un état non souhaité. Car, elles avaient été tuées et jetées dans une fosse commune. Des témoins affirmeront qu’il s’agit d’une fosse septique. Et selon le Ministre de la Communication, membre de la délégation gouvernementale qui a fait le déplacement de Womey, leurs corps « portent des traces de machettes ». Après avoir exhumé les corps, ils ont été transportés à l’hôpital régional de N’zérékoré où il a été procédé à leur identification.

Le gouvernement a communiqué la liste des disparus suivante :

    Moriba Touré, Sous-préfet de Womey ;

    Fodé Mamoudou Touré, fils du Sous-préfet ;

    Dr Ibrahima Fernandez, Directeur préfectoral de la Santé de N’Zérékoré ;

    Dr Ibrahima Saliou Barry, Directeur général adjoint de l’hôpital régional de N’Zérékoré ;

    Pépé Kpoghomou, Chef du centre de Santé de Womey ;

    Moïse Mamy, Pasteur évangéliste de N’Zao ;

    Molou Chérif, technicien à la radio rurale de N’Zérékoré ;

    Sidiki Sidibé, technicien stagiaire à la radio rurale de N’Zérékoré ;

    Facély Camara, journaliste dans une radio privée (image).

Le Premier-ministre, Mohamed Saïd Fofana, avait souligné la veille que « le Gouvernement assure que ces actes ne resteront pas impunis et recevront la réponse judiciaire appropriée. Déjà une enquête judiciaire a été ouverte ».

Le Ministre de la Communication, Alhousseiny Makanéra de décrire l’atmosphère qui régnait à Womey quand ils y sont arrivés : « le village était aujourd’hui complètement déserté par les habitants. Les quelques rares personnes qui s’y trouvaient ont été interpellées. Nous sommes en train de travailler avec les différentes coordinations au niveau de la ville de N’Zérékoré pour appeler les gens au calme et à la tranquillité. Seulement, nous les avons rassurés que l’Etat fera tout pour que la lumière soit faite sur ce massacre et nous ferons en sorte que cela soit réprimé conformément aux lois en vigueur ».

« Les forces de sécurité restent déployées pour appuyer l’enquête en cours », a complété le Premier ministre.

 

Ibrahima Sory Yansané, pour Conakryonline.com

Top Top