La CENI rencontre les médias sur le processus électoral

Dans le cadre de son plan média, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a convié le mardi 26 août 2014 les responsables des médias dans le cadre de ses activités sur le processus électoral. Après l’échec de la réunion avec les partis politiques, la CENI a estimé qu’il fallait faire le point de ses réalisations avec les hommes de médias, en tant qu’acteurs du processus de démocratisation. A l’entame de son intervention, le Président de l’Institution en charge d’organiser les élections en Guinée a relevé que « la CENI s’est mise au travail depuis la tenue des élections législatives de 2013 afin de capitaliser et tirer les leçons et de projeter ».

Bakary Fofana de souligner qu’«il faut communiquer quand il y a du contenu ». Et comme les médias « sont des partenaires stratégiques, a-t-il poursuivi, la démarche participative et interactive devrait caractériser les relations entre la CENI et les Médias ».

Ainsi, la rencontre a consisté en une séance d’information et d’échanges en trois (3) étapes :

1°) - les dispositions prises en vue de l’organisation des élections locales ;

2°) - la procédure de recrutement de l’Opérateur technique international et de l’Expert chargé de l’implémentation des dispositions techniques des élections locales ;

3°) - la procédure d’installation des nouveaux démembrements.

Abordant le premier thème, le Commissaire Pathé Dieng, Directeur du Département de la Planification et du Fichier électoral de la CENI a fait part des dispositions techniques mises en place par son Institution.

Selon lui, au sortir des élections législatives de 2013, la CENI s’est positionnée dans l’axe de la prise en compte des remarques sur le processus qui a abouti à ces consultations. Il a ainsi énuméré les actes qui ont été posés et qui ont été par exemple la retraite de Kindia au cours de laquelle les Commissaires et les invités ont planché sur 12 thématiques. La rencontre a ainsi intégré toutes les critiques contenues dans les différents rapports et définit des activités programmatiques.

Par rapport à la tenues des prochaines élections (locales de 2014 et présidentielle de 2015), il a été créé et mis en fonctionnement des Comités techniques transversaux, véritables outils de travail. « La plus part des anomalies et dysfonctionnements qui ont été soulevées par les observateurs et partenaires de la CENI se retrouvaient au niveau du Fichier électoral de la logistique électorale, de la communication vers les citoyens et de la formation des agents électoraux. Nous nous sommes donc dit que la meilleure façon d’endiguer ces différentes difficultés était de mettre en place conformément à la loi ces différents Comités technique transversaux », a déclaré Pathé Dieng. Il a aussi été relevé les incohérences entre le Code électoral et le Code des Collectivités.

C’est ainsi que, a poursuivi Pathé Dieng, deux missions ont été dépêchées à l’intérieur du pays en avril et en juin 2014. La mission, rassure-t-il, étant que nous ayons un Fichier consensuel, inclusif et qui sera révisé chaque année et finir avec les missions exceptionnelles. Il a tenue à faire remarquer que « Nous refusons d’être des pyromanes de la République. Nous voulons entrer par la grande porte de l’histoire ».

Il sera appuyé par le Directeur du Département des Opérations, le Commissaire Yaya Kane qui, dans son exposé, dira que la CENI a travaillé en 4 phases allant de la réflexion et l’analyse à la typologie des anomalies constatées sur le Fichier électoral autrement dit, il s’agissait, durant ces différentes étapes, d’évaluer et de capitaliser les acquis et les faiblesses des dernières législatives.

Conclusion, 111 recommandations ont été formulées. L’ensemble des opérations aura permis à la CENI de projeter la création de 627 nouveaux bureaux de vote, d’apporter la correction au niveau de 456 120 électeurs et de récupérer 4099 fiches.

Nous y reviendrons.

 

Bangaly Sylla, pour Conakryonline.com

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