MTN Guinée : Chantal Colle interpellée par un membre de la famille Conté

« Cette femme [Chantal Colle ; NDLR], dans le ‘’Dead Game’’ qu’elle a engagé pour nous ravir nos fonds, pousse le cynisme jusqu’à vouloir désarticuler, désintégrer notre cellule familiale, ce que chaque homme a de plus sacré, sous quelque latitude que ce soit », ainsi s’exprime Mohamed Conté, l’aîné des orphelins du général Lansana Conté chez Hadja Kadiatou Seth Conté.

« Il convient de rappeler que Mme Chantal Cole a été présentée pour la première fois à mon père par M Jean Claude Sultan [Ancien Ministre en charge des Postes et Télécommunications ; NDLR], dans le cadre justement du montage juridique qui lui a été proposé, tendant à la prise d’actions dans la société Areeba Guinée S.A., en cours de formation », poursuit-il.

C’est ainsi qu’il y a eu « la création de deux structures offshore aux Iles Vierges Britanniques, la SGD pour certains enfants de ma mère, et la SGI, probablement pour récompenser le groupe des intermédiaires. Ces deux sociétés sont aujourd’hui actionnaires de la société Areeba Guinée S.A., chacune pour un montant de 12,5 %, soit un total de 25 % », précise Mohamed Conté.

Et, c’est justement autour de la part devant revenir aux héritiers du général Lansana Conté et qui aurait été "détournée" par dame Chantal Colle, que Mohamed Conté a pris sa plume pour « apporter à notre opinion publique, des éclairages par rapport à des déclarations incroyables faites par voie de presse par Mme Chantal Cole ».

Pour lui, il s’agit d’« exercice de mon droit de réponse » à une des sorties de Mme Chantal Colle qui continue explications et justifications, au travers d’un article sur le net : « Mme Chantal Cole parle dans cet article de l’actionnariat de la société Areeba Guinée SA, par rapport auquel elle nous dénie ma famille et moi, toute parcelle de propriété, au motif qu’elle n’en a jamais discuté avec ma mère dans le passé ».

Conakryonline.com propose la "part de vérité" de Mohamed Conté :  

« Dans le cadre de l’exercice de mon droit de réponse, il convient tout d’abord que je me présente à vous.

Je suis donc, Mohamed Conté, fils ainé des huit enfants que Hadja Kadiatou Seth Conté a eus de son mariage avec feu le Général Lansana Conté, ancien Président de la République de Guinée, décédé le 22 décembre 2008.

Je suis dans un profond regret d’avoir à m’exprimer dans les lignes qui vont suivre, par rapport à une situation qu’on aurait infiniment préféré gérer dans la confidentialité, pour la mémoire de mon père, mais mon adversaire ne me laisse pas du tout le choix.

Mais sur un autre registre, il est de mon devoir d’apporter à notre opinion publique, des éclairages par rapport à des déclarations incroyables faites par voie de presse par Mme Chantal Cole.

Nous vous devons au moins cela.

Ainsi, depuis quelques années, je vis aux Etats-Unis où je continue mes études universitaires, et c’est très récemment que j’ai vu sur la presse en ligne, un article de presse concernant ma famille posté depuis plusieurs semaines.

J’ai aussitôt appelé ma mère, qui vit avec mes jeunes frères et sœurs en Europe, afin d’échanger avec elle sur le sujet, car elle non plus n’avait pas vu l’article auparavant.

Pour mémoire, Mme Chantal Cole parle dans cet article de l’actionnariat de la société Areeba Guinée SA, par rapport auquel elle nous dénie ma famille et moi, toute parcelle de propriété, au motif qu’elle n’en a jamais discuté avec ma mère dans le passé.

Jusqu’à présent nous avions évité de citer nommément certaines personnalités connaissant parfaitement ce dossier, maispuisqu’elle a pris la liberté de nommer M. Jean Claude Sultan, Ministre des Postes et Télécommunications au moment des faits, nous ne pouvons que confirmer le fait que cette personne est bien au courant du dossier.

Pour la petite histoire, il convient de rappeler que Mme Chantal Cole a été présentée pour la première fois à mon père par M Jean Claude Sultan, dans le cadre justement du montage juridique qui lui a été proposé, tendant à la prise d’actions dans la société Areeba Guinée S.A., en cours de formation.

Le choix a été porté sur elle en raison du fait que M. Sultan connait sa famille, et que pour des besoins évidents de discrétion, son profil de guinéenne ayant à l’époque peu d’attaches dans le pays, étant d’un certain niveau d’instruction, militait fortement en sa faveur.

Dans ce montage, le premier rideau consistait à avoir un actionnariat de personnes morales, plutôt que de personnes physiques, dont les noms auraient tout de suite attiré l’attention.

Le second rideau consistait à créer ces personnes morales actionnaires en dehors de la Guinée, pour éviter d’éventuelles indiscrétions pouvant provenir d’un cabinet notarial local.

Mon père a donc remis les passeports de certains d’entre nous à Mme Chantal Cole, pour la création de la société qui doit prendre des participations au sein d’Areeba Guinée S.A.

C’est ce qui a amené à la création de deux structures offshore aux Iles Vierges Britanniques, la SGD pour certains enfants de ma mère, et la SGI, probablement pour récompenser le groupe des intermédiaires.

Ces deux sociétés sont aujourd’hui actionnaires de la société Areeba Guinée S.A., chacune pour un montant de 12,5 %, soit un total de 25 %.

A son retour de mission, lorsqu’elle a voulu rendre les documents de constitution de la société, au regard de la grande confiance qu’elle avait su cultiver à l’époque, il lui a été demandé de garder, pour l’instant, lesdits documents pour le compte des enfants.

De plus, mon père n’avait pas le temps de gérer ces questions sociétales, occupé qu’il était par les affaires de l’Etat, avec une santé de plus en plus chancelante.

En effet, elle avait vraiment réussi à subjuguer mon père, au point qu’elle s’était transformée en bras droit de celui-ci, jouant tantôt à l’infirmière pour ses pansements, tantôt au régisseur pour les courses personnelles de celui-ci, aussi bien en Guinée qu’à l’étranger.

Certains observateurs pensent très sérieusement, que vers la fin du règne de mon père, elle faisait partie du club très restreint, de ceux qui détenaient réellement le pouvoir politique en Guinée, manipulant à souhait le chef de l’Etat.

Si aujourd’hui, Mme Chantal Cole proclame à cri et à cor, qu’elle ne s’est jamais assise avec ma mère, malgré le fait qu’elle s’était arrogée le titre de fille adoptive de mon père, donc soit dit au passage, drôle de relation avec sa mère adoptive, elle a peut être raison.

Toutefois, elle ne dit jamais que mon père et elle, ne se sont jamais assis, encore moins, qu’il n’y ait eu de tels échanges entre elle et lui au sujet de cette société.

Mme Chantal Cole est venue en Guinée, peut être avec tout au plus de l’argent de poche dans son porte monnaie.

Comment expliquer alors, qu’elle ait pu acquérir à elle seule, 25 % du capital social d’une société de téléphonie mobile, avec des fonds qu’elle aurait pris où et comment, alors même qu’elle n’était rien et n’avait rien en Europe ?

Elle ne serait tout de même pas une milliardaire ex nihilo, à moins qu’elle ne soit tombée sur un puits de pétrole dans son jardin.

Il serait peut être intéressant qu’elle nous édifie sur l’origine de sa fortune actuelle, y compris de son appartement parisien, qu’elle était censée acheter pour mon père.

Une question qui pourrait bien intéresser le fisc français et certaines agences européennes du genre TRACFIN.

Ces actions sont évaluées aujourd’hui entre 16 et 20 millions de dollars, ce qui représente au bas mot 146.000.000.000 GNF (cent quarante six milliards de francs guinéens).

Au décès de mon père, l’occasion faisant le larron, elle s’est peut être dit que ma mère n’était pas au courant de cette affaire, et qu’elle pouvait faire main basse sur ces actions, sans que personne ne s’en rende compte. Ce fut là une erreur fondamentale de sa part.

En effet, au-delà de cette information que nous avions déjà, lors du premier anniversaire du décès de mon père, j’ai eu des échanges avec M Jean Claude Sultan, qui dans cette affaire avait mis de toute bonne foi, le pied de Mme Chantal Cole à l’étrier, et m’a demandé si j’étais au courant de l’existence de ces actions, me suggérant même de rentrer en contact avec Mme Cole. Ma mère étant sortie de son veuvage, cela correspondait bien au plan d’action que nous avions déjà établi.

Mme Cole a été approchée plusieurs fois de façon informelle, mais a toujours zappé la question, se contentant de temps à autre de jeter un os à un de mes frères en Angleterre, le troisième de la fratrie.

Ayant d’autres préoccupations au niveau de la succession de notre père, et considérant encore à l’époque Mme Chantal Cole, plus comme un Ange que comme un Démon, nous nous sommes attelés à d’autres taches, en nous disant qu’on trouverait toujours une solution civilisée avec quelqu’un qui a été si proche de feu notre père.

En janvier 2013, nous apprenons, peut être à cause de nos multiples réclamations, que Mme Chantal Cole essayait de vendre les actions des deux sociétés SGI et SGD au sein de Areeba Guinée, à MTN, une façon de se débarrasser rapidement de la patate chaude.

Nous avons directement écrit une correspondance au Ministère des postes et Télécommunications, ainsi qu’à l’ARPT et à Areeba Guinée, pour nous opposer à une telle transaction.

Nous en avons alors adressé une copie à notre avocat de la place, afin qu’il en prenne le relais.

Il a rencontré la Direction générale de Areeba Guinée, qui devait en référer à son siège en Afrique du Sud, avant de lui adresser une correspondance demandant à juste titre la production des documents justificatifs, qu’eux-mêmes n’ont encore jamais vus, arrivés après la constitution de la société par une opération de rachat d’actions.

L’ARPT a convié toutes les parties, c'est-à-dire l’administration de la Fondis et notre avocat qui nous représentaient d’une part, Mme Chantal Cole, absente de Guinée et représentée par son avocat, ainsi que la Direction générale de Areeba Guinée, à une réunion à son siège, afin de trouver une solution.

Au cours de cette réunion, l’avocat de Mme Cole intervenant au nom de sa cliente, dira que selon sa cliente, celle-ci n’a jamais été approchée auparavant dans le cadre d’un règlement amiable.

Malgré l’inexactitude de l’affirmation, on conviendra d’adresser un courrier officiel à Mme Cole, tendant à la résolution amiable du litige.

Elle essayera encore de noyer le poisson dans ses échanges épistolaires avec notre avocat, qui finalement, fatigué de ses manœuvres interminables, n’avait pas d’autre choix que de porter une plainte contre elle au pénal, pour abus de confiance.

Ce, d’autant que M. Jean Claude Sultan, informé des difficultés rencontrées dans la résolution amiable de ce dossier, s’était offert comme médiateur, pour tenter de trouver une solution raisonnable entre les parties, pensant que Mme Chantal Cole n’aurait pas le front de nier en sa présence, le bien-fondé de nos prétentions.

Effectivement et autant que l’on sache, elle n’en a pas eu le front, se contentant de faire l’une des choses qu’elle fait le mieux, c'est-à-dire le tourner en bourrique.

Devant les juridictions correctionnelles de Kaloum et de Dixinn, on l’a également vue dans ses œuvres, qui ont conduit contre toute attente, à une décision de non-lieu complètement dévissée et dont le fondement est tout sauf légal.

Cette décision fait aujourd’hui l’objet d’un appel devant la Chambre des Mises en Accusation de la Cour d’Appel de Conakry.

Aujourd’hui, puisque la société Areeba Guinée [devenue MTN ; NDLR] qui semble plus légaliste, refuse d’acheter des actions dont les titulaires exacts ne seraient pas clairement identifiés, Mme Cole se tourne vers l’Etat où elle semble avoir plus de facilités, en espérant que celui-ci serait moins regardant pour le respect des principes juridiques en la matière.

Fort malheureusement, nous apprenons avec stupéfaction qu’elle a réussi à passer une convention avec l’Etat pour l’achat de ces actions, et que des décaissements doivent être  effectués sous peu à travers un compte d’attente.

Ce, malgré que le Ministère concerné ait été formellement informé par notre avocat sur la situation qui prévaut, notamment s’agissant du fait que les juges ne se sont pas encore prononcés sur la propriété de l’actionnariat de la SGD notamment.

Pour votre information, le montant du deal se chiffrerait autour de 16.000.000 USD (Seize Millions De Dollars Américains).

Il est alors curieux que malgré ces avertissements, sans même avoir cherché à entendre un autre son de cloche, l’Etat accepte de rentrer dans une telle opération, qui tôt ou tard serait vouée à une remise en cause certaine.

Faut-il mettre cela au compte des légions de marabouts et de féticheurs de tous horizons, qu’elle mobilise ces derniers temps en particulier (africains, turcs, indiens,…) ?

Au-delà de sa facette mystique, elle monte toutes sortes de cabales autour de ma famille, au point que le troisième fils de ma mère, manipulé depuis son jeune âge par elle et qui vient d’avoir sa majorité, est entré en dissidence d’avec sa fratrie et est venu en Août dernier en Guinée avec elle, habiter chez elle, essayant de lui fournir des documents et autres informations sur nos faits et gestes, avec la complicité de certains gardes affectés depuis le vivant de notre père, à la sécurité de notre résidence familiale, qu’elle connaissait déjà, pour avoir fréquenté très assidûment la Présidence de la République de l’époque.

Cette femme, dans le ‘’Dead Game’’ qu’elle a engagé pour nous ravir nos fonds, pousse le cynisme jusqu’à vouloir désarticuler, désintégrer notre cellule familiale, ce que chaque homme a de plus sacré, sous quelque latitude que ce soit.

Plus d’une fois, certains membres de ma fratrie ont fait l’objet de tentatives de kidnapping, au point que nous sommes obligés de prendre des précautions minimales pour notre sécurité et notre survie.

Moi-même, suite à des tentatives d’agressions inexpliquées, suis obligé, malgré la distance d’avec ma patrie, de vivre discrètement.

 

Je suis donc obligé de mettre en place une équipe pour nous assister ma mère et moi, dans nos défis quotidiens peu faciles et principalement dus aux velléités de certaines personnes se faisant passer pour des proches.

Depuis bientôt six ans que mon père est décédé, ma mère ne bénéficiant pas de pension, l’essentiel des subsides que nous avons, provient de quelques biens personnels que ma mère a dû vendre pour nous élever, ses enfants étant jeunes et n’ayant pas commencé à travailler.

Alors Mme Chantal Cole, Ange ou Démon, dans son attitude délibérée face aux biens de la veuve et de ses orphelins ? Nous vous laissons le soin d’apprécier.

Une chose est claire, c’est qu’elle a repris ses vieilles habitudes au sein de l’appareil d’Etat, auquel elle a réussi à faire oublier par les contrevérités, la calomnie et la corruption, son proche passé de prédateur hors pair, sans état d’âme et n’ayant de limites morales que celles que le rapport de forces du moment lui impose : La parfaite ‘’Business Woman’’, qui fait l’essentiel de ses affaires autour de l’appareil d’Etat ou du trafic d’influence qu’elle peut obtenir à partir de celui-ci.

Cette fois-ci, je vais m’arrêter sur cette note, en invitant les pouvoirs publics qui sont en train de contracter avec ce danger public, à faire preuve davantage de prudence dans l’opération en cours, ou tout simplement de demander à Mme Chantal Cole de daigner produire les statuts originaux des sociétés SGD et SGI, qu’elle a fait enregistrer aux îles vierges britanniques.

La seule production de ces pièces, si celles-ci sont authentiques et non manipulées, apporterait un terme définitif au feuilleton judiciaire qui l’oppose à ma famille depuis quelques années maintenant.

En tout cas, ça lui aurait couté moins cher que tout l’argent qu’elle est en train de dépenser dans des campagnes de presse et procédures judiciaires sans lendemain pour elle, si le droit est dit. Pourquoi alors tirailler en longueur si elle est sûre de sa vérité ?

Si Mme Cole n’avait rien à se reprocher, pourquoi toute cette agitation, pourquoi venir avec mon jeune à frère à Conakry pour faire croire à tout le monde que tout allait bien entre elle et ma famille, alors qu’elle vit principalement en France et mon jeune frère en Angleterre ?

Pourquoi l’héberger chez elle à Conakry, comme si celui-ci était étranger en Guinée ou n’avait pas où loger ?

Son attitude par rapport à des héritiers de celui qu’elle appelait son père adoptif, devrait donner à réfléchir à ceux qu’elle courtise aujourd’hui, pour l’aboutissement vaille que vaille de ses desseins obscurs.

Mais malheureusement, la nature humaine a souvent tendance à croire, que certaines choses n’arrivent qu’aux autres.

Je ne suis pas docte en religion, mais je sais qu’au-delà des religions monothéistes, voire polythéistes, même les athées se méfient de s’accaparer à tort les biens de la veuve et de l’orphelin, car Dieu ne dort pas et personne ne peut avoir de protection contre sa puissance et sa colère.

Je présente d’avance mes excuses à toute autre personne que ma réaction aurait pu offusquer, mais j’ai la ferme conviction que cette mise au point était nécessaire.

Je vous remercie de votre attention.

Mohamed Conté ».

M’Mah Soumah pour Conakryonline.com

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