POLITIQUE : L’ADP, nouvelle alliance politique en Guinée

Pour avoir été plus ou moins déçu du non respect des promesses tenues par le Président Alpha Condé, dans leur protocole d’accord et d’alliance signé lors de l’entre-deux-tours de la dernière présidentielle en Guinée, le divorce est désormais consommé avec l’ex premier ministre et leadeur du parti de l’espoir et du développement national (PEDN),Lansana Kouyaté. L’ADP, entendu l’alliance pour la démocratie et le progrès, est le nom de la nouvelle alliance politique créée par l’ancien PM, en concertation et collaboration avec l’UPG de l’ex PM du gouvernement de transition, Jean Marie Doré, de l’UFC d’Aboubacar Sylla, ex-ministre de la transition, et de trois autres formations politiques.

Ce sont, le PPG de Charles Pascal Tolno, le PUL de Bah Oumar et le PSDG d’Ibrahima Condé.

Le vendredi dernier, en lieu et place d’une conférence de presse pour enfin officialiser et médiatiser le nouveau-né, l’ADP a fait une déclaration.

Dans cette dernière, l’alliance se dit de rejeter toute forme d’extrémisme, de violence et d’exclusion. Aussi, dira-t-elle, elle fait sienne les vertus du dialogue et du consensus qui constituent les facteurs de paix et de cohésion sociale.

En outre, l’ADP dira qu’elle est convaincue que l’évolution politique actuelle
de la Guinée ne peut se concrétiser que si un certain nombre de conditions sont
réunies. Notamment, sur le plan politique et institutionnel. Conditions qui
selon elle, doivent être garanties par une Assemblée nationale démocratique.

Elles sont entre autres : le respect des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, l’accès des partis politiques aux médias d’Etat, et
l’organisation d’élections nationales, régionales, communales et communautaires, crédibles, libres et transparentes.

Par ailleurs, contrairement aux autres blocs politiques, notamment, le collectif des partis politiques, l’arc-en-ciel, l’alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) se dit être une alliance « politique et électorale », et qui entend, lors des prochaines échéances électorales (législatives, communales et communautaires), de présenter des «listes communes », et observer le principe de désistement réciproque dans le cadre du prochain scrutin législatif.

Ainsi, avec la création de ce troisième bloc politique, le multipartisme et la démocratie en Guinée se dessinent comme des valeurs et ceci, vers un avenir prometteur pour ce pays qui en a tant besoin.



En tous les cas, le peuple de Guinée, dans toute sa composante, à tous les niveaux, attend d’eux, un service à leur endroit et à l’endroit de la Guinée. Et non, se servir d’eux et de la Guinée, pour la simple satisfaction de leurs intérêts
personnels et égoïstes.

 

Lamine Camara pour CONAKRYONLINE

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