POLITIQUE-POLITICIENNE : Le communautarisme, moyen de lutte électorale

Prôner le communautarisme mène, à coup sûr, à l’impasse. L’histoire de nombreux peuples dans le monde a prouvé à bon escient, combien de fois cette philosophie individualiste mène à la catastrophe.   Les Nazis à l’époque d’Hitler en ont fait l’amère expérience. Ce personnage célèbre avait pour doctrine la supériorité de la race Allemande, notamment la race arienne. Il en avait fait une description précise avec des critères qui définissent la spécificité de cette ethnie nordique. Il fallait avoir les cheveux blonds, les yeux bleus, la peau laiteuse, la taille supérieure à la moyenne. L’allemand arien était supposé être de race pure, et des qualités innombrables suivaient cette énumération qui, avait pour finalité, la définition du pedigree de la race arienne. Hitler oubliait, par la même occasion, que lui-même, physiquement, ne répondait pas à cette description de l’allemand arien.

Cette mauvaise foi est caractéristique des hommes prisonniers de leurs illuminations ou leurs lubies. Ils jugent tout à travers le faisceau de leurs contradictions et quand ils se retrouvent aux commandes d’un Etat, ils deviennent extrêmement dangereux pour un peuple. Lors des élections en Guinée particulièrement au deuxième tour, le communautarisme dégénéra et sera une arme fatale pour les candidats. Il est vrai que lui-même comptait essentiellement sur son ethnie pour l’emporter. Or, il se trouve qu’en Guinée, il est quasi-impossible pour une tribu donnée de l’emporter seule lors d’un scrutin électoral.

On a opposé les malinkés aux peulhs en arguant de toutes sortes de subterfuges qui, finalement, ont été payants pour l’un des candidats. L’électoral de la base Guinée, essentiellement soussou, a lourdement pesé  sur la balance. La coalition de la haute Guinée, Malinké en majorité, la Guinée forestière, et la Basse Guinée a donné la victoire à Alpha Condé.

Quel est maintenant le problème qui se pose ?

La nation guinéenne est gravement divisée.

Chacun des leaders politiques  de la transition ayant utilisé, à fond, l’argument communautariste, il se trouve maintenant qu’il faille rassembler le peuple effrité, divisé pour faire face aux impératifs de l’heure. On a brulé vif des êtres vivants dans  certaines régions de la Guinée, Siguiri et Kouroussa en l’occurrence, il faudra bien un jour ou l’autre que les autorités politiques du moment se rendent dans ces localités pour aplanir ces dissidences.

Les conflits entre peulhs et malinkés doivent nécessairement trouver une solution pour que ces deux ethnies réapprennent à cohabiter et à vivre ensemble, surtout à oublier les atrocités commises par certains extrémistes qui doivent, de toute façon, répondre de leurs actes devant la Justice. Le nouveau président de la république doit veiller à la quiétude de la cité et expliquer que chaque guinéen est chez soin, dans  n’importe quelle partie du territoire. Le communautarisme est une conception archaïque qui ne doit pas perdurer et ne doit pas avoir place, en aucune manière, dans la Guinée nouvelle que le peuple doit rassembler et reconstruire. Alpha Condé n’a pas d’autre alternative que de faire en sorte que les différentes ethnies qui composent notre pays s’entendent de façon durable et que plus jamais un homme politique ne puisse utiliser cet antagonisme entre les ethnies pour une quelconque ambition de quelque ordre qu’elle soit, les mariages entre tribu ont atteint un tel degré que les enfants issus de ses derniers ne savent pas exactement à quelle communauté ils appartiennent. Il est alors vain de penser et de s’attacher à des considérations dépassées qui n’auront, dans quelques années, aucune importance sur le comportement de la population guinéenne, qu’on se le dise une bonne fois pour toute. La logique de l’histoire est ainsi faite de sorte que ceux qui s’accrochent à l’ethnie seront seuls dans une société moderne, multiraciale qui va, qui ira de l’avant de façon irrémédiable.

Le président et le Gouvernement doivent œuvrer pour que les guinéens ne se regardent plus en chiens de faïence.

Ceci  ne sera pas une tâche aisée. La franchise et la spontanéité doivent être de mise et non télé dirigée pare une quelconque autorité. La politique ces derniers temps, a tellement endommagé, détérioré le tissu social guinéen qu’il faudra un travail de longue haleine pour arriver à en recoudre les morceaux. La méfiance, la haine entre peulhs et malinkés n’est pas un fait la minimiser. Bien sûr, il ne faut pas régionaliser. Il faut combattre les instincts séditieux de certains individus mus par des querelles qui datent de Mathusalem. Ces individus là doivent être identifiés et sanctionnés comme le recommande la loi.

L’un de ces politiciens (OK) “véreux“, c’est le cas de le dire, se rendant dans une ville en haute Guinée s’est permis à demander à la population de cette localité, nous le citons : Y a-t-il encore des rats dans cette ville ? Il faut les anéantir.

Les rats dont il parlait, sont les peulhs qui vivaient, depuis des années dans cette région et que ce monsieur, pour des raisons que lui seul sait, appelait des « rats ».

Que ce Monsieur, se taise à jamais.

Alpha Condé devrait s’en débarrasser au plus vite. C’est un individu gênant pour les objectifs futurs du  peuple de Guinée.

Tout grain de sable qui gênerait la marche irrésistible de notre pays vers une identité nationale retrouvée, une communion de pensée tendue vers un but, celui de la consolidation de notre Nation sauvegarde, doit être écrasé, détruit, anéanti pour que vive la Guinée.

                                          <wbr></wbr>                              <wbr></wbr>                              <wbr></wbr>                              <wbr></wbr>                 Afidou Barry  in Le Défi plus N°008 du 8août 2011

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