QUESTION: Pourquoi la majorité des Guinéens réclament le retour de Justin Morel Junior?

Le ministre Justin Morel Junior n'est pas un inconnu en Guinée. Pour son amour du travail bien fait, il a réussi à se faire une réputation de grand journaliste africain. En 2003, il était distingué "Journaliste Radio du siècle en Guinée". Alors qu'il avait quitté les médias nationaux depuis 1992 en tant que directeur général de la RTG. Et, depuis 1992 il servait au sein de l'organisation des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

C'est de là qu'il lui a été fait appel de rejoindre la patrie en péril, suite aux grèves de janvier et février 2007. Nommé à la tête du département de la communication des nouvelles technologies de l'information, le Premier ministre Lansana Kouyaté va également lui confier le rôle de porte-parole du gouvernement. Un rôle qu'il a jusqu'ici assumé avec dextérité, à la satisfaction générale des tous ses compatriotes. Chacun l'a trouvé éloquent dans ses comptes rendus hebdomadaires des sessions du Conseil des Ministres, mais surtout les téléspectateurs et les auditeurs appréciaient par-dessus tout, la transparence de ses propos. JMJ établit un pont solide entre le gouvernement et les populations.

Si les Guinéens sont descendus massivement dans les rues pour manifester, c’est qu'il est devenu incontestablement le ministre guinéen le plus populaire, dont le travail de qualité est connu de tous.

En un record de temps, il aura "banalisé" le téléphone et la puce SIM qui se venait alors à plus d’un million de nos francs est aujourd’hui gratuit. Il fait créer des émissions à la RTG: "Ce qui va, Ce qui ne pas", "Parole au Peuple", etc. JMJ initie "Le Temps du Changement"

Tout ceci a contribué à établir également entre lui et ce même peuple, un dialogue par télépathie sentimental. Le ministre Justin Morel, lui-même, n'a pu s'en rendre compte, qu'à travers cette crise qui vient d'éclater au sommet de l'Etat et dont l'une des conséquences immédiates aura été la publication d'un décret impromptu, le destituant de ses fonctions de ministres.

Pour les populations et les syndicats c'est une violation flagrante des accords du 27 janvier 2007. Les jeunes, du quartier de JMJ, en particulier, ne se sont pas fait prier pour descendre dans la rue le même jour pour denoncer et contester.

Le lendemain, les manifestations se sont poursuivies à travers tout le pays : Dalaba, N'Zérékoré, Kankan, Labé, Mamou, Forécariah, etc... En même temps toutes les forces vives du pays se sont mises en branle pour atténuer les tensions. Il serait alors temps que le chef de l'Etat le comprenne. Pour ne pas que les problèmes de l'année dernière ne soient réédités dans notre pays.

Maimouna Fofana pour GuineeConakry.info

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